Danses pluri-africaines et cultures du monde

Description générale Danses du Monde

Carlos RUIZ

Lundi : de 19 h à 20 h 30 (cours avancés 1) et de 20 h 30 à 22 h (cours avancés 2)

Jeudi : de 19 h à 20 h 30 (cours inter 1  - minimum 3 ans d'apprentissage)

et de 20 h 30 à 22 h (cours débutants 2  - minimum 1 an d'apprentissage)

 

Historique du Flamenco

Le Flamenco est issu d'une tradition vivante qui remonte à la plus haute antiquité.
Il s'organise autour de 3 axes : Le chant (cante); La danse (baile); et la guitare (toques).
Le Flamenco n'a pas un genre unique, il existe des centaines de genres de morceaux différents.
Chacun d'entre eux possède une atmosphère propre et beaucoup sont des variantes régionales d'Espagne.
Bien que largement ouverts à la composition personnelle, les genres du Flamenco sont gouvernés par des règles aussi strictes que celles de la composition classique. Cet art du peuple est modelé par la joie, la souffrance. Le Flamenco est constamment influencé et modifié par le contexte social dans lequel il trouve ses racines.

 

Les origines du Flamenco

Les origines du Flamenco sont très floues et brumeuses. Même l'origine du mot Flamenco demeure inconnue. Certains pensent que le mot viendrait de la corruption de "Felag mengu" (Paysan fugitif en langue arabe) qui s'appliquerait aux gitans après leur proscription à la suite de l'expulsion des Maures hors d'Espagne. D'autres théories se basent sur le sens littéral du mot Flamenco (Flamand) et émettent une relation avec les serviteurs venus des Flandres faisant partie de la suite du couronnement de Charles Quint au 16eme siècle. Cet homme victime de ressentiment, on suggère que Flamenco devint un terme général d'insulte appliqué ensuite aux gitans. Mais en fait, personne n'est réellement certain de quoi que ce soit.
Des influences culturelles très variées, présentes en Espagne, ont laissé leur empreinte sur le Flamenco. En 711, les Maures conquirent "l'Al Andalus" et maintinrent leur domination jusqu'à leur expulsion finale de Grenade par le roi Ferdinand et la reine Isabelle en 1492.
Ainsi, durant ces siècles, les envahisseurs Islamiques ne détruisirent pas : ils assimilèrent. Les nations conquises eurent le droit de conserver leurs religions personnelles.
L'Espagne en tira un bénéfice musicale immense, et l'on peut encore entendre dans le Flamenco l'influence arabe (techniques enharmoniques, utilisant des intervalles plus petits que le demi-ton.)

 

Les Gitans et le Flamenco

Pendant la période de domination Islamique en Espagne (711-1492), les gitans, originaires d'Inde, atteignirent l'Espagne et reçurent l'autorisation d'y rester. Apres le départ des Islamiques, la tolérance culturelle pratiquée par les Maures n'a pas survécu à leur départ. Ainsi en 1499, les premières lois contres les gitans apparurent, le nomadisme fut déclaré hors la loi.
Les gitans abandonnèrent les villes et se réfugièrent dans les collines et les grottes. Leur isolement par rapport à la société les isola dans un développement artistique séparé.
Le Flamenco fut finalement crée par la fusion du Cante Gitano avec la musique traditionnelle andalouse.
C'est vers la fin du 18ème siècle que l'attitude officielle à l'égard des Gitans commença à s'assouplir. Mais les gitans restaient encore très discrets sur leur musique, qui se pratiquait en privé, en cercle fermé, sans que les étrangers ne puissent l'entendre.

 

L'évolution du Flamenco

C'est seulement dans la deuxième partie du 19 ème siecle que le Flamenco se démocratisa et devint un art présenté au public. C'est l'avènement des Cafés cantantes (bar-concerts de l'époque) qui à partir de 1842 enclencha ce phénomène d'expansion du Flamenco. C'est aussi grâce à ces cafés cantantes que l'on vit apparaître des artistes avec des répertoires beaucoup plus diversifiés. En effet, ces cafés cantantes servirent aussi à rapprocher les traditions Andalouse (Malaguenas, Verdiales, Granadinas, Tarantas) et gitane (Seguiriyas, Soleares, Martinetes, Bulerias, Tangos...) Le chanteur resta le personnage principal, mais avec le temps le guitariste prit de plus en plus d'importance. Le niveau général de compétence s'améliora et les guitaristes inventèrent de nouvelles techniques.

En 1910, la grande époque des cafés cantantes était révolue, les goûts du public s'orientèrent vers un style de voix plus raffiné. Ce fut l'époque de la présentation théâtrale du Flamenco, de l'Opéra Flamenco" et du "Flamenco Ballet".


Après l'incursion du Flamenco dans le théâtre et la popularité croissante des concerts de guitare classique, il pouvait sembler inévitable que tôt ou tard la guitare Flamenco ferait ses début en solo dans les salles de concerts. De nombreux musiciens étaient persuadés que la guitare devait se limiter à un simple rôle d'accompagnement, ce qui retarda cet événement.

 

Le Flamenco aujourd'hui

Dans les années 1950, on vit réapparaître un intérêt pour le véritable Flamenco. A l'étranger, l'intérêt pour le Flamenco continue à grandir. Les concerts solos voient leur popularité s'accroître d'une façon étonnante. Les changements récents qui ont eu lieu dans le monde du Flamenco sont encore trop proches pour que nous puissions en tirer des conclusions. Cependant on peut noter en réaction à ce changement deux tendances : d'une part, on trouve les traditionnalistes qui gardent des styles biens établis. D'autre part, on trouve une école moderne, formée d'artistes groupés qui adoptent de nouveaux éléments afin de moderniser leur art sans en trahir l'essence (certains sont inspirés du jazz et de la musique latino-américaine )

 

Une évolution de la musique flamenca, menée par la génération héritière de la révolution espagnole, crée le flamenco nuevo (littéralement nouveau Flamenco) initié par Paco de Lucía et Camarón de la Isla. Mélangeant le flamenco traditionnel à des courants musicaux des XXe siècle et XXIe siècle tels que la rumba, la musique pop, le rock, le jazz ou encore les musiques électroniques, il est une nouvelle étape dans le processus d'universalisation que vit le flamenco depuis le début des années 1970.
Certains signes montrent que le Flamenco pourrait devenir un art international, sans toute fois perdre ses racines espagnoles. Son expansion n'est pas finie.

 

Texte extrait de http://www.flamenco-classical-guitar.com/historique-flamenco.php

 

 

 

CAPOIERA

cours pour ENFANTS : Emerson SANTOS

 

L’expression artistique afro-brésilienne qui sévit depuis plusieurs siècles au Brésil, s’appuie depuis ses origines sur des rites rythmés et dansés. Ces pratiques ont été également les piliers de fondement de la capoeira Angola.

A la fois lutte et danse, la capoeira Angola a été crée par les esclaves pendant la période de colonisation du Brésil. Sa lente élaboration au cours des siècles a donné naissance à un art des plus complexes, des plus riches et surprenants du monde brésilien. Elle est devenue un rituel profondément élaboré.

Au cours de l’apprentissage, les disciples, étapes après étapes, tel un processus initiatique, découvrent leurs limites corporelles ainsi que leurs dépassements possibles. Ils aboutissent à une meilleure connaissance d’eux-même. Tout se joue par rapport à ce qui les entoure immédiatement : les autres, le rythme, la musique le chant, et les possibles dangers inhérents au combat.

Elle enseigne la lutte, la danse et l’exhibition, mais elle enseigne aussi, grâce à la patience et l’humilité qu’elle exige, à entrer et sortir sans laisser de trace.

 

 

Viviana VERDUGO

"Afro-brésilien et technique afro-moderne"

La danse Afro au Brésil trouve son origine dans les danses amenées par les esclaves africains pendant la période coloniale. Ceux-ci, venus de diverses régions d’Afrique, ont eu besoin de communiquer entre eux et de se connaître. D’abord à travers les gestes, puis en partageant leurs danses, leurs chants, leur musique mais aussi leurs croyances et leurs dieux, réveillés au rythme des tambours.


Les fondements de la culture brésilienne sont le résultat de ces années de miscégénation et de rencontre entre les cultures indigènes, européennes et africaines.


Plusieurs styles de danse brésilienne actuels témoignent de l’héritage culturel apporté par les esclaves africains, notamment les danses des Orixas, divinités d’origine Yoruba (actuels Nigéria et Bénin) qui forment le panthéon religieux du Candomblé.


« Les danses des Orixas se caractérisent par un intense rapport à la terre et une dimension théâtrale et symbolique liée aux caractéristiques de chaque divinité. Chacune d’entre elles est associée à un élément de la nature : l’eau, la terre, le feu, l’air. Chaque Orixa a une danse, un chant et un rythme qui le caractérise».


Les Orixas sont devenus des symboles culturels, notamment dans le Nordeste brésilien, et leurs danses constituent la base des danses brésiliennes populaires telles la Samba, les danses des Blocos Afros, l’Afoxé, l’Afro-Brésilien, le Maracatu etc.

 

 

 

Jill LAURENT

Julie PORTANGUEN (l'EVEIL ET L'ENVOL)

Sophie DAVIET

 

En danse, on utilise le terme de "barre" pour désigner une série d'exercices effectués sur place, par opposition aux exercices effectués en déplacement.
Ces exercices peuvent être effectués :
- debout "à la barre", une ou deux main posée(s) sur une barre en bois à hauteur de hanche
- debout "au milieu", le seul contact étant celui des pieds sur le sol
- en "barre au sol", ou "barre à terre", assis ou couché par terre

La "barre au sol", est donc une série d'exercices effectués au sol. Ces exercices sont destinés à améliorer les qualités physiques et techniques du "danseur" :
- positionnement et posture (ex : en-dehors/en-dedans, posture du dos et de la nuque, parallélisme des genoux...)
- souplesse
- sensations kinesthésiques (ex : apprendre à détendre les articulations pour améliorer sa souplesse, à dissocier les muscles les uns des autres en utilisant chaque groupe musculaire à bon escient...)
- utilisation de la respiration

En effet, lorsque nous sommes au sol, nous supprimons en grande partie les contraintes physiques et physiologiques liées à l'action de la pesanteur sur notre corps. Cela nous permet de pouvoir concentrer notre attention sur une action précise de notre corps (la contraction d'un muscle, la détente d'une articulation, le soufle...), ce qu'il est plus difficile de faire lorsque nous sommes debout et qu'il nous faut contrôler plusieurs actions à la fois pour maintenir une "bonne position".

KIZOMBA

Mister TECAS  / KIZOMBA.FR

Z Mario

 

Que dire à propos de la kizomba ?

Nous pourrions commencer par expliquer que cette danse, originaire d'Angola, a déjà conquis le Portugal, l'Angleterre, l'Australie, la Hollande.. et depuis peu, l'Espagne et la Pologne..

Nous n'aurions alors probablement rien à ajouter pour vous convaincre que la kizomba est tout simplement irrésistible!

A la fois sensuelle, élégante et technique, elle sait instaurer une connexion unique, non seulement au sein de votre couple de danse, mais aussi avec la musique, créant une symbiose rare qui vous transporte littéralement..

Appelée à juste titre " tango d'Afrique ", sa richesse tient à la fois dans sa simplicité et dans l'étendue de son vocabulaire, qui permet à chacun d'y trouver un mode d'expression sur mesure.

Mais toutes ces sensations se ressentent, plus qu'elles ne s'expriment.

Notre certitude est que la France ne peut y rester insensible..

Il ne vous reste plus qu'à en faire l'expérience..

Bienvenue dans l'univers de la KIZOMBA

Modern Jazz

Jill LAURENT

Le terme jazz apparaît en 1917 pour désigner une musique syncopée, dérivée de la culture noire américaine, puis est librement employé pour qualifier les danses issues de cette rythmique. De là, le vocable évolue vers le divertissement et désigne des formes de danses propres aux cabarets, aux théâtres, au cinéma, à la télévision, aux clips vidéo.

La danse jazz tire cependant son origine des danses afro américaines vernaculaires de la fin des années 1800.

Apparentée aux claquettes des années 1920 de Broadway, la danse jazz atteint le monde entier et décline le cake-walk, le shimmy, le charleston, le black bottom et toutes les formes issues des revues noires de Harlem. On appelle aujourd'hui jazz roots cette forme de danse solo des années 1920 à 1940 par distinction avec la forme de danse jazz développée après 1940.

À partir des années 1940, les grands chorégraphes modernes intègrent la danse jazz dans les comédies musicales et lui confèrent une fonction narrative. Des artistes comme Jack Cole, Bob Fosse et Jerome Robbins lui donnent ses lettres de noblesse. L'improvisation spontanée fait place à l'occupation de l'espace et à l'expressivité musicale.

Les années 1950 voient apparaître le vocable de « modern jazz », expression née dans les studios new-yorkais de Matt Mattox et autres chorégraphes qui travaillent sur l'énergie, les rythmes syncopés, les arrêts, les silences, la dynamique et la surprise, tout en favorisant l'expression individuelle et le « feeling ».

Passerelle entre le vocabulaire classique et contemporain, la danse jazz allie harmonieusement les rythmes, les styles et les techniques réputés inconciliables, et elle fait autant appel à la technique la plus exigeante qu'au sentiment le plus authentique.

Cette danse est de plus en plus popularisée et aimée. Moyen d'expression comme toutes les danses, elle demande une souplesse et une douceur particulière.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Danse jazz de Wikipédia en français (auteurs)