Danses pluri-africaines et cultures du monde

Description générale Danses africaines

Serge Dupont Tsakap

Le pays compte plus de 200 groupes ethnolinguistiques et autant de danses patrimoniales qui portent généralement les noms des rythmes qui les soutiennent. Si la plupart de ces danses ont conservé leur forme originelle et leur place dans les sociétés traditionnelles, d'autres se sont urbanisées, ont fusionné à des danses dites modernes ou inspiré tout simplement de nouvelles expressions chorégraphiques.

Eléments fondamentaux des cérémonies rituelles et traditionnelles, les danses patrimoniales sont devenues, pour plusieurs groupes ethniques camerounais, le seul élément visible d'une tradition qui s'éteint doucement. Mais la disparition progressive des cérémonies traditionnelles dans certaines régions n'emportera pas ces danses. En effet, les plus spectaculaires d'entre elles se sont déjà greffées aux cérémonies officielles et sont omniprésentes dans les gradins lors des grands matchs de football. Quelques-unes se sont même installées dans la chaleur des bar-dancing et des boîtes de nuits.

Parmi les principales danses du Cameroun, vous trouverez 

  • Le Bikutsi (parfois appelé Tipi)  :  Il s'agit d'une musique et d'une danse féminine traditionnelle du Cameroun, originaires des provinces du Centre et du Sud,  l'ethnie Beti.

    Le bikutsi est un rythme à 6/8 pratiqué traditionnellement par les femmes béti. Destiné à guérir les maux, calmer la douleur de la perte d’un être cher, soulager la souffrance, ce rituel est exécuté par les femmes assises sur de minuscules tabourets. Elles chantent et frappent de petits hochets ou des bambous coupés en deux dans le sens de la longueur.

  • L'Assiko est une danse de guérison transformée en danse de fête. On la trouve chez les Bassas et les Betis. Les danseurs évoluent à petits pas en se déhanchant sensuellement. La musique est jouée par des guitares et des percussions traditionnelles (de nos jours le rythme de bouteilles vides entrechoquées). Puis à certains moments, les danseurs posent sur leurs têtes des bouteilles, tout en continuant leurs mouvements, s'accroupissant et se livrant à des acrobaties.

    La musique assiko a été popularisée par le guitariste Jean « Aladin » Bikoko. Aussi d'autres artistes d'assiko traditionnels ou plus récents : LIMALA Joseph, Mongo Mbea,Olivier de Clovis Bonga, Paul Balomog, Samson chaud gars, Kilama, Kol Mbogol, et Nlella.

  • Le Makossa est un type de musique très populaire . Il est semblable au soukous, avec plus de basses et de cuivres. Il est issu d'une danse traditionnelle douala, le kossa, avec des influences significatives de jazz, d'ambass bay, de musique latine, de highlife et de rumba.

    Si le style makossa est né dans les années 1950, les premiers enregistrements n'apparaitront qu'une décennie plus tard. Les artistes tels que Eboa Lotin, Misse Ngoh et surtout Manu Dibango ont popularisé le genre en dehors du Cameroun à la fin des années 1960.

et  : 

  • ben-skin
  • bottle dance
  • bole
  • mangambeu
  • laali
  • sawé

 

Jules Diepa

Plutôt que de parler de "danse africaine", parlons plutôt de "Danses africaines". Elles sont multiples et variées et traduisent toutes la richesse d'une ethnie bien définie et de tout le continent africain.

Grâce à ce nouveau cours "Bases et Généralités" développé par Jules Diepa, vous apprendrez les postures et mouvements de bases qu'on retrouve dans bon nombre de danses.

Cet apprentissage vous permettra ensuite de naviguer à travers les différents patrimoines, que ce soit celui de la Guinée, du Mali, de la Côte d'Ivoire ou du Sénégal.

 

 

 

 

Jules Diepa 

Papson Sylla

La Côte-d’Ivoire est composée d’une soixantaine d’ethnies. La danse ivoirienne est liée aux traditions, aux mœurs de chacune de ces éthnies. Chez les Baoulés, les Gouros, les Bétés, les Sénoufos on recense des danses bien distinctes : La danse ZAOULI (Gouros), ADJOSS (Baoulés) , DIGBA (Bétés), N’GORON ( Sénoufos).

La danse ivoirienne est intimement liée aux traditions, moeurs, des différentes ethnies ( une soixantaine) la composant.

Chaque ethnie possède elle-même plusieurs danses. Par exemple :

  • chez les Baoulés on recense ADJOSS, MAMIAN, KOTOU, ABODAN
  • chez les Gouros : ZAOULI, FLALI, DJE
  • chez les Bétés : DIGBA, GLE, POLIET, TOHOULOU, GBEGBE, LAGADIGBEU
  • chez les Sénoufos : BOLOYE, N'GORON

TEMATE (danse Wobe) est une danse de réjouissance qui raconte l'histoire du riz de sa semence à sa récolte.. Son nom signifie « plus beau » en Wobe. Traditionnellement, le Tématé est dansé par les jeunes filles et mime les étapes la culture du riz (débroussailler, semer, récolter, vanner).

BOLOYE est une danse de réjouissance exécutée à la fin d'un rite initiatique. On l'appelle aussi danse des hommes panthères à cause de l'habit du danseur qui rappelle le pelage de ces félins.

KOTOU est une danse de réjouissance créée pour un serpent boa qui avait vomi des feuilles dans un village pendant 3 nuits pour qu'on lui crée une danse. Cette danse est en général réservé aux hommes mais les femmes peuvent y participer avec des pas différents. Le musicien indique le pas au danseur...

N'GORON est d'abord une danse sacrée: les jeunes gens étaient initiés par le cercle des anciens « Poro » durant 7 ans dans un bois sacré. A la fin de cette période, les jeunes dansent le N'Goron et l'apprennent aux jeunes filles de leur génération qui l'utilisent comme une danse d'accueil ou de réjouissance.

Aïssata KOUYATE

Mohamed Bangoura

Karamoko CAMARA

Mohamed KOUYATE

Oumar OUATTARA 

 

DOUNDOUMBA est la danse des hommes forts célébrée dans beaucoup d'occasions. Elle doit exprimer le courage, la virilité . Chaque village a son champion. Ils se rencontrent lors de tournois saisonniers et doivent prouver leur force.

MANDIANI est une danse célébrée lors du rite de passage des jeunes filles d'un même groupe d'âge au statut de jeunes femmes. SOLI est la danse correspondant aux jeunes hommes.

KAKILEMBE est une cérémonie d'invocation sacrée qui avait lieu traditionnellement une fois tous les 7 ans. Le rythme ne cessait pas pendant 7 jours. Si le cour et l'âme de la communauté étaient sincère, elle était protégée pour 7 ans, sinon les malheurs s'abattaientt sur elle: sécheresse, famine, maladie.

Dominike THIOUNE

Yama Reine de Sabar

 

"La plus typique est le SABARce terme désigne à la fois la danse, l'instrument et la fête organisée à l'occasion d'un mariage, d'un baptême, etc...

Traditionnellement, cette danse est plutôt exécutée par les femmes. Elles s'élancent à tour de rôle dans l'aire de danse. Il n'y a pas de mouvement précis, chacun fait ce qu'il veut, pourvu qu'il maitrise son saut typique. Seule règle : s'accorder avec les différents rythmes à 5 temps. (Farwujiar/Tieboudjene/Barambaye/Mbabass...)

Cette danse est très populaire au sénégal et se trouve à tous les coins de rues, en constante évolution. Les hommes ont d'ailleurs maintenant tout à fait leur place dans le cercle et ont même des rythmes privilégiers comme Fass(rythme des lutteurs) ou Musical."